April 9th, 2012
J’ai relu le poème La marche lupine et je crois que quelques explications s’imposent. Je sais que l’enjeu est difficile à comprendre pour tout le monde parce que je l’ai complètement sorti de son contexte, et que comme je n’ai pas dit grand-chose de l’univers dans lequel se déroule mon roman, on ne peut pas comprendre ce qu’il veut dire avec certitude.
Je vais essayer d’être clair sans pour autant tout raconter, parce que ça serait trop long et ça ruinerait un peu tout le travail que je suis en train de mettre sur la construction de cet univers. Pour clarifier les choses, il y a deux clans : les furries, « Fourrures » (avec un grand F) et les humains, les « hommes ».
Tout d’abord, le titre. La marche lupine est en soi un événement qui ne s’est pas encore passé mais que les gens attendent, si on peut dire, sans vraiment savoir si ça va se passer ni quand ça devrait se faire. Ce serait le jour où une armée de canidés irait affronter les hommes sur le champ de bataille et ce à l’intérieur même de leur pays, où se déroule l’histoire principale du roman.
Je t’abandonne est un chant traditionnel, dont je ne parlerai pas parce que je n’en sais pas encore beaucoup.
Minuit est une légende, ce n’est ni un dieu ni quelqu’un qui ait déjà existé et toute référence à son apparition est purement symbolique. Il serait un message envoyé aux hommes annonçant la fin de leur règne. Dans certaines histoires il est appelé le Lion de Minuit (le lion étant associé au pouvoir); ce serait ainsi quelqu’un d’extrêmement puissant, craint des hommes et des Fourrures, capable de tuer d’un regard.
« Quand les fleurs marcheront et que les hommes pousseront / Et jusqu’à ce que les Héritiers leur coupent les racines » Cette histoire d’inverser les rôles des hommes qui marchent et des fleurs qui d’ordinaire poussent, est une référence au soulèvement des Fourrures, d’une façon beaucoup plus obscure. On parle d’un jour où les hommes cesseront de marcher sur la terre et de détruire le pays des Fourrures. Les Héritiers sont, dans le contexte du poème, responsables du sort des hommes. Leur rôle dans l’histoire n’est pas encore précisément déterminé, donc je n’en dirai pas plus.
La patte rouge est le drapeau du peuple des Fourrures : comme le drapeau canadien, il a deux bandes rouges de chaque côté et au centre, à l’instar de la feuille d’érable, une empreinte de patte rouge sur fond blanc. Vérendales est le continent habité par les hommes.
« Puis quand on aura suspendu ce qu’il reste de l’été / Et que la vie aura lentement quitté tout ce qui a poussé » On parle de faire le ménage en se débarrassant des fleurs qui ont poussé pendant la saison et qui, chaque année avant l’hiver, meurent. C’est une métaphore en lien avec les vers plus haut où on parlait des hommes qui poussaient et des fleurs qui marchaient; ces vers-ci annoncent donc la mort des hommes de Vérendales.
« Et puisque ta peau si douce sera toujours après toi » Les hommes ne pourront plus chasser les animaux pour leur fourrure.
« Et qu’à partir de ce jour, tu seras mon seul roi. » Sans les hommes, les Fourrures régneront sur Vérendales.
Difficile de ne pas voir qu’à mesure que la lecture progresse, la première personne s’attache de plus en plus à la deuxième : mon ami, mon frère, mon bel amour, mon roi. Je n’ai pas grand-chose à dire là-dessus, j’ai fait ça parce que ça donnait un style.
Il s’agit d’un texte patriotique, et il n’est pas forcément représentatif de la réalité que vivent les Fourrures, et il est encore moins réaliste. Le fait est que les Fourrures sont déjà libres, mais vivent dans la nostalgie d’une époque révolue où elles peuplaient le pays que les hommes appellent aujourd’hui Vérendales.
Ce n’est ni un hymne, ni un conte, ni une prophétie, ni un rêve ni quoi que ce soit. Le roman en tant que tel ne raconte pas l’histoire d’une guerre entre furries et humains. Si la marche lupine a sa place dans un contexte bien précis dans l’histoire, il ne faut surtout pas la prendre comme une annonce ou quelque chose dans le genre. Une histoire de guerre furry contre humain serait trop simple, trop prévisible, trop déchirante (pour moi), à la limite trop clichée, et j’aurais de la peine à en sortir quelque chose de bon.
Ce n’est pas une histoire de guerre que j’écris en ce moment.
March 15th, 2012
J’ai regardé dans mes documents et je me suis aperçu que je n’avais jamais publié cette histoire. Je l’ai écrite le 19 octobre 2010 donc en secondaire 5. Le début était déjà écrit et on devait construire le reste de l’histoire à partir de ça, pis ben, ça a donné ça.
C’est à partir de cette histoire que j’ai commencé à bâtir l’univers de mon roman, même si celle-ci se déroule dans un univers moderne.
Màj. Maintenant que j’y pense, c’est aussi avec elle que mon enseignante a réalisé mon obsession pour les furries.
Sara et Éric
Il faisait sombre. La nuit était bien avancée. La cime des arbres bloquait la faible lueur de la lune. Il n’y avait qu’elle, lui et la pénombre. Ils étaient dans la forêt pour aller confirmer les dires de cette vieille dame. En plein silence, il y eut un garçon qui poussa un cri d’horreur et qui manqua tomber à plat ventre dans les feuilles mortes. Surprise, Sara se retourna vers son compagnon, qui agitait sa lampe de poche dans tous les sens.
― Qu’est-ce que t’as à t’affoler comme ça? demanda la louve, visiblement en colère contre son compagnon bruyant.
Sara était une louve originaire du nord-est du pays, ce qui expliquait sa fourrure grise foncée typique aux canidés de cette région. Elle avait grandi dans un village minuscule bâti autour d’un grand lac. Le lac d’Havusa était un endroit magnifique plongé en pleine nature sauvage. L’eau et l’air y étaient purs et les habitants étaient tous attachés les uns aux autres. Isolés de la civilisation, les quelques centaines habitants vivaient au rythme de la nature et survivaient surtout grâce à la pêche et à la chasse. Ils s’habituaient très bien avec le climat particulièrement froid de la région, notamment grâce à leur fourrure généralement plus épaisse que ce que l’on retrouve ailleurs. Ce village, qui n’apparaissait sur aucune carte, avait toutefois fait la première page d’un journal national quelques années auparavant en raison d’un drame familial qui avait ébranlé tous ses habitants et qui avait incité Sara à quitter. Elle y retournerait un jour, et elle retrouverait sa famille et ses amis d’enfance. Aujourd’hui, elle habitait la ville et y menait l’existence d’une étudiante célibataire qui travaillait à temps partiel dans une discothèque, où elle avait rencontré Éric.
― Rien! répondit ce dernier. J’avais cru voir… une bestiole…
Éric était un lynx, élevé en ville et décidément pas fait pour la forêt. Il avait également peur du noir, et ce, malgré la vision nocturne que possédaient tous ceux de son espèce. Sara le trouvait complètement ridicule. « On n’est jamais trop prudents! Dieu seul sait ce qui se cache dans cette forêt… », avait-il dit lorsque Sara eut enfin réussi à le convaincre de l’accompagner. C’était un jeune homme studieux, au look indépendant, qui, selon Sara, accordait trop d’importance à ce qu’il croyait prioritaire. Il était sérieux, superficiel, un peu naïf sur les bords, mais ô combien sympathique. Il avait été élevé dans une maison intergénérationnelle, il était donc proche aussi de ses grands-parents que de ses parents. Sa vie avait été sans histoire, voire complètement ennuyante selon certains, jusqu’à ce que son amie lui présente Sara, persuadée qu’elle serait de son genre. Mais cette attirance à sens unique le laissait sournoisement se faire influencer…
Sa grand-mère, qui atteindrait bientôt l’âge vénérable de quatre-vingt ans, leur avait conté de nombreuses histoires sur cet endroit, où elle avait passé une grande part de sa jeunesse. En général, Sara les trouvait aussi intéressantes qu’une cinéconférence sur la culture du maïs, mais sa dernière avait réussi à capter son attention. Assez quand même pour la convaincre d’aller, en pleine nuit noire, se perdre dans un endroit où elle n’avait jamais mis la patte, avec un chaton qui avait peur du noir. Selon la septuagénaire, lorsqu’elle avait vingt et un ans, elle et son copain – un grand lynx au pelage blond et duveteux, les yeux blancs comme la neige et la queue longue et un poil promeneuse, le leur décrivait-elle toujours – s’étaient rendus à une clairière située au cœur de la forêt, et c’était là qu’il l’avait demandée en mariage. Il avait enterré, au pied d’un grand sapin situé en bordure de ladite clairière, une boîte contenant supposément un trésor, et avait promis de la lui offrir comme cadeau à leur premier anniversaire. Malheureusement pour le jeune couple, cet anniversaire n’était jamais venu car le garçon avait succombé, quelques jours plus tard, à une agression qui lui avait coûté son bras droit. La vieille dame ne s’était jamais attardée sur les circonstances entourant sa mort – ils comprenaient cela, puisqu’elle se mettait à pleurer à chaque fois qu’elle en parlait. Enfin, selon elle, n’étant jamais allée le déterrer et ayant gardé son existence secrète, il était fort possible qu’il y soit toujours, même après tant d’années. Cette histoire de trésor avait vivement fait s’intéresser Sara aux dires de la grand-mère, mais ignorant elle-même ce qu’il contenait, elle ne pouvait pas leur en dire plus.
Pourquoi partir à sa recherche la nuit? Simplement parce qu’elle leur avait raconté cette histoire deux heures plus tôt et que Sara était une fille dépourvue de toute patience!
― On y est, déclara-t-elle. Je crois que c’est la clairière dont parlait ta grand-mère.
Cela faisait environ une demi-heure qu’ils crapahutaient dans la forêt, et Éric était sûr qu’ils s’étaient perdus. Il était un gars de la ville, et les seules fois où il était allé dans un bois, il en avait été forcé. La simplicité ne lui allait pas du tout. Il était incapable de vivre loin du confort et de la modernité. Mais c’était également un éternel froussard : il était effrayé par tout ce qu’il ne connaissait pas qui l’entourait. De plus, la nuit ne l’aidait en rien : c’était la troisième fois qu’il s’alarmait parce qu’il avait aperçu quelque chose du coin de l’œil alors qu’il ne s’agissait, plus souvent qu’autrement, que d’une chauve-souris. Son petit frère aurait sûrement été un meilleur compagnon, et il savait à peine marcher!
― Il a intérêt à être gros, ce trésor, dit-il, visiblement fatigué.
― Je crois que c’est là, dit Sara en pointant ce qui semblait être le plus haut sapin du coin.
Il était assez difficile à manquer, sa taille dépassant de moitié celles des autres autour. Pendant qu’Éric surveillait autour pour ne pas qu’un animal sauvage les attaque ou autre chose, Sara s’assit au pied de l’arbre et se mit à creuser en n’utilisant rien d’autre que ses deux pattes, comme elle l’avait toujours fait lorsqu’elle était gamine. Après cinq minutes, ses griffes heurtèrent quelque chose de solide. Elle se dépêcha de sortir l’objet, qui correspondait parfaitement à ce qu’ils cherchaient, et invita son compagnon à regarder son contenu avec elle. C’était une boîte en bois qui ne possédait aucun mécanisme de verrou. Elle l’ouvrit avec autant de facilité qu’avec un coffre à jouets et essuya ses vêtements salis de terre.
La boîte contenait une enveloppe remplie de vieux billets de banque, qui auraient sûrement servi à payer un cadeau ou un voyage. Il y en avait pour deux cents dollars. Il y avait également un dessin fait à l’encre noire, d’une dame lynx vêtue d’une robe de danse; sans doute une représentation de sa fiancée. Ils durent manipuler le vieux papier avec beaucoup de délicatesse pour ne pas l’endommager plus qu’il ne l’était déjà. Éric était impressionné par la qualité de l’œuvre et tous les détails auxquels l’artiste avait prêté attention. Il chercha une signature, mais n’en trouva aucune.
La boîte contenait quelques autres objets divers comme des bijoux et d’autres petits cadeaux. Au fond complètement, ils trouvèrent une enveloppe. Sara la déchira très délicatement et ensemble, ils lurent le message qu’elle contenait.
Ce qu’ils apprirent les choqua terriblement.
― Alors, c’est ce qui est vraiment arrivé, commenta Sara.
― C’était un homme si bon, murmura Éric, au bord des larmes.
Pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient, Sara lui parut triste. Elle était triste pour la grand-mère de son meilleur ami, une bonne femme malgré tout ce qu’elle avait pu penser d’elle jusque-là, et triste pour cet homme, qui avait perdu la vie parce qu’il avait choisi de suivre son cœur. Un secret aussi grave que celui-là avait dû être très lourd à porter, et il était compréhensible qu’il eût voulu attendre leur premier anniversaire de mariage avant de le lui révéler, et encore, au moyen d’une lettre.
Éric faisait maintenant face à un sérieux dilemme.
― Il est trop tard, dit Sara, comme si elle avait lu dans ses pensées. Il vaut mieux ne pas lui en parler. Ça ne ferait que l’attrister davantage.
Il n’en était pas convaincu. Pour lui, c’était trop important pour être ignoré et oublié.
― Elle est heureuse, aujourd’hui, continua-t-elle. Elle est mariée à un homme tout aussi génial et qui l’aime plus que tout. Elle a une grande famille et… un petit-fils vraiment extraordinaire, reprit-elle après un court moment d’hésitation. Ce serait inutilement cruel de revenir sur cette histoire. Ne lui dis rien, s’il te plaît.
Après un long moment de réflexion, le lynx sortit une allumette de la poche de son manteau, qu’il avait sans doute emmenée au cas où ils se perdraient et manqueraient de piles pour leurs lampes. La feuille s’enflamma instantanément.
C’était de l’histoire ancienne. Sa vénérable grand-mère ne devrait jamais connaître le contenu de cette lettre. À partir d’aujourd’hui, ce qui comptait réellement, c’était de prendre soin d’elle et de s’assurer qu’elle soit heureuse et entourée par sa famille durant les années qui lui restaient.
Ils remirent la boîte en terre et puis repartirent.
March 13th, 2012
Parce que je n’ai pas de contenu et que manifestement je suis mal parti pour respecter ma résolution de bloguer plus souvent, je vais poster ce dessin que j’ai fait aujourd’hui.

C’est suite à quelqu’un sur twitter qui m’avait demandé si j’avais dessiné moi-même mon avatar, j’ai répondu que j’avais de la misère à dessin des bonhommes alumettes. Mon défi était de faire mieux que ça.
Oh le gars s’appelle Pierre Luc et il a un podcast qui s’appelle 3 Bières. Si connaissez mon blogue il y a de fortes chances que vous le connaissiez déjà mais bon je vais me permettre de leur faire de la publicité pareil : ils parlent de 3 sujets pendant leur émission le temps d’une bière. Donc plus l’émission avance, plus l’alcool fait effet, et des fois ça paraît en maudit. Ils parlent d’absolument TOUT. http://3bieres.com
Pour le reste de mes projets, sachez que non je n’ai pas abandonné, ça avance.
January 27th, 2012
En automne 2010, au terme d’un travail de français, je me suis lancé dans un projet plus grand que nature. Quelque chose qui me dépasse encore aujourd’hui, soit l’écriture d’un roman. Depuis ce temps, j’ai réécrit le premier chapitre 4 fois. L’histoire et les personnages que j’avais imaginés au début ne ressemblent plus du tout à ce que j’avais prévu. Pendant un an j’ai travaillé à construire les personnages et à leur donner à chacun de la profondeur et une personnalité unique ainsi qu’à construire l’univers dans lequel ils évoluaient, avec son histoire, ses légendes, ses pays et ses héros. J’ai construit un plan qui pour l’instant prévoit 12 chapitres mais dont la fin n’est pas encore décidée. J’ai même travaillé sur une langue fictive, et j’ai inventé des noms, des verbes, des règles de grammaire et ainsi de suite.
Où en suis-je maintenant, en ce vendredi 27 janvier 2012? Le premier chapitre n’est pas terminé, et il est loin de l’être. Mais j’ai envie de continuer, oh que j’en ai envie! Mais j’ai toujours l’impression que quelque chose cloche dans mon début d’histoire. C’est qu’il y a un certain événement, l’élément déclencheur est le terme qu’on utilise pour désigner ça, qui me pose problème, et c’est quelque chose qui doit irrémédiablement arriver, quel que soit le scénario d’origine que je choisis. C’est comme dans Dragon Age: Origins, si on doit prendre un élément de comparaison : peu importent l’histoire de notre personnage et ce qu’il fait au début du jeu, il sera de toute façon présent lors de la bataille à la ville d’Ostagar. Eh bien je ne sais pas de quelle façon aborder cette bataille.
Je bloque. J’ai l’impression que je pourrais faire tout le reste du roman sans écrire cette partie, mais alors l’aventure principale, bien qu’elle eût encore eu du sens, ne mènerait à rien. Quand je regarde où j’en suis, je n’arrive pas à imaginer la suite; et si j’essaie de forcer la main, je ne suis pas satisfait, et c’est pour cette raison que j’ai recommencé la deuxième et la troisième fois.
Mais maintenant, je sens que je m’approche du but. Je suis plutôt satisfait de ce que j’ai fait jusque-là, mais j’ai encore des décisions à prendre, et j’ai l’impression que celles que je devrais prendre m’éloigneraient du chemin que j’avais prévu, et j’ai peur, en m’en éloignant, de me perdre et de devoir recommencer une fois de plus.
J’ai beaucoup réfléchi ces derniers temps. J’ai tout le temps été très fermé sur ce sujet. Je n’en ai jamais parlé à qui que ce soit à l’exception de mes amis proches, et j’ai gardé jalousement secrets mes documents et mes notes en rapport avec lui. Je lui ai trouvé un nom, et il est parfait; tellement parfait que j’ai des scrupules à le révéler à mes propres parents. Tout cela devient lourd à porter, et j’ai peur que, à force de progresser à pas de tortues et à tout garder secret, je finisse par lâcher. Peut-être que j’ai envie de continuer maintenant, mais qui sait ce que je voudrai dans un an? Qui sait si je serai encore capable…
J’ai beaucoup réfléchi et j’en suis venu à une décision importante. Je crois que le mieux à faire, si je veux vraiment me pousser à continuer, serait de publier les pages sur mon blogue. Je publierais ce que j’ai déjà fait en petites parties, et au fur et à mesure que j’avancerais, j’en publierais d’autres. Je m’en fous si des gens me lisent ou non. J’ai juste besoin de crier, même si au cœur de la forêt personne n’est là pour m’entendre. Je ressens ce besoin de montrer aux gens que j’ai des idées et surtout je veux surtout garder des traces du travail que j’ai accompli, juste au cas où.
Mais j’ai peur de me planter, que ça n’avance pas plus, que j’aie envie de recommencer ou pire, d’arrêter et de passer à autre chose. Si j’arrête ce roman, j’arrête l’écriture tout simplement, puisque je ne sais rien faire d’autre.
Non, vraiment rien d’autre.
January 23rd, 2012
J’ai eu mes premiers cours d’écriture et de littérature. J’ai appris que n’importe qui pouvait faire des poèmes en alignant des mots bâtards et en construisant des phrases floues sans égard au nombre de syllabes ou aux rimes. Ça s’appelle de la « poésie contemporaine ». Traitez-moi de vieux jeu, mais je trouve ça complètement cave. Mais bon, la langue évolue, et la culture aussi j’imagine.
Donc pour marquer mon arrivée dans la littérature du 21e siècle, j’ai décidé de publier un truc que j’ai barbouillé il y a quelques mois et que d’aucuns appelleront un poème. Au début, c’était supposé être un texte patriotique; mais finalement, je me rends compte que ça ressemble davantage à une prophétie ou quelque chose dans le genre. Donc voilà, les rimes sont pourries, pas fait attention à la structure des vers ni aux syllabes, mais c’est flou et y a un second sens à chaque paragraphe, donc selon les normes d’aujourd’hui c’est bien un poème.
La marche lupine
Quand il ne pleuvra plus les pierres des morts
Quand la Rivière Blanche sera d’or
Jusqu’à ce que Minuit voie la fin de l’automne
Tu comprendras, mon ami, que mon pays n’est pas à vendre
Que jamais les feuilles ne chantent : Je t’abandonne
Quand la mer sera rouge vif et le soleil, bleu marine
Quand les fleurs marcheront et que les hommes pousseront
Et jusqu’à que les Héritiers leur coupent les racines
Ils verront, mon frère, que la vie n’est pas toujours tendre
Mais que comme toute chose en ce monde, elle tourne en rond
Quand les loups hurleront sur l’air de la Révolution
Quand les renards quitteront leur tanière et s’envoleront
Et tant et aussi longtemps que durera cette marche bestiale
Ils sauront, mon jeune loup, que Minuit les attend de l’autre côté
Et que la Patte Rouge flottera bientôt sur Vérendales
Puis quand on aura suspendu ce qu’il reste de l’été
Et que la vie aura lentement quitté tout ce qui a poussé
Et puisque ta peau si douce sera toujours après toi
Je te dirai, mon bel amour, que nous sommes enfin libérés
Et qu’à partir de ce jour, tu seras mon seul roi.
January 17th, 2012
… et puis j’ai pris une flèche dans le genou. Je sais, je sais, on a abusé de ce mème, on a pressé le citron au maximum et à la fin ce n’est plus drôle, mais moi je la ris encore.
Il n’y a vraiment pas longtemps (un mois c’est pas long considérant la fréquence à laquelle j’ai l’habitude de bloguer) j’ai écrit un billet sur mes jeux préférés qui sont sortis en 2011. En introduction, j’avais parlé de Dragon Age: Origins qui m’avait fait retomber en amour avec le jeu. En me relisant, je me suis rendu compte que j’avais oublié de mentionner Borderlands, qui avait pourtant été un précurseur (lien vers très vieux billet) vers mon retour dans le monde du jeu vidéo. J’ai passé le jeu trois fois; une fois en solo, en deux fois en co-op avec mon ami, et on a pratiquement terminé toutes les missions téléchargeables. Le jeu est beaucoup moins intéressant en solo qu’en co-op, même s’il est excellent. J’attends avec impatience Borderlands 2 qui devrait sortir cette année en 2012.
Au moment où j’ai écrit l’article sur mes jeux de 2011, je n’avais pas encore joué à The Elder Scrolls: Skyrim. Il se trouve que je l’ai reçu pour Noël et que, bah, si je devais réécrire l’article, c’est lui qui occuperait toutes les trois places de mon top 3.
Meilleur que Dragon Age. Plus capotant que Deus Ex. Dans Skyrim, on commence tout nu avec à peu près rien et on doit se faire un nom. Explorer un monde gigantesque et rencontrer des gens pour accomplir tellement de quêtes qu’à la fin on rencontre quelqu’un qui nous remercie de l’avoir aidé alors qu’on n’a absolument aucun souvenir de l’avoir déjà rencontré ni ne serait-ce que d’avoir déjà visité la ville qu’il habite. On peut se joindre à une guilde et en devenir le chef ou alors finir le jeu sans en avoir jamais entendu parler. On peut passer des heures juste à explorer les forêts et les montagnes sans faire de quêtes, et pénétrer dans les cavernes et tuer tout le monde qu’il y a à l’intérieur (des ***** de mages la plupart du temps). Chacune de nos petites actions a une conséquence sur tout le monde. (Je me suis fait prendre au vol à la tire dans la ville de Vendeaume et je ne peux plus m’approcher des portes sans me faire attaquer par les gardes.) On peut s’optimiser pour une classe, se spécialiser dans plusieurs ou se monter n’importe comment parce qu’on n’a pas encore trop compris comment ça fonctionne ― ce que j’ai fait. Il faudrait que je refasse un autre personnage pour le monter comme il faut, mais… bof, j’ai 25 heures de faites, pas envie de recommencer.
C’est tout; je tenais simplement à mentionner ces deux jeux qui ont marqué ma vie. J’ai peine à croire que j’ai oublié de parler de Borderlands dans mon précédent article.
Oh, pendant que j’y pense, j’aimerais parler d’un autre jeu, que j’ai eu après Noël mais auquel j’ai joué avant de commencer Skyrim et qui s’appelle le Seigneur des Anneaux : La Guerre du Nord. Je n’avais pas entendu parler de ce jeu; c’est dans une vidéo du nouveau site Facteur Geek, fondé par notre idole à tous DarthSym de MicGamers, où il présentait le jeu avec quelques minutes de jeu, qui me l’a fait découvert. La vidéo est disponible juste ici. Malgré les personnages qui j’ai trouvé manquaient de personnalité, j’ai beaucoup aimé ce jeu, pour le temps que j’y ai joué; car malchanceux que je suis, je suis tombé sur un bogue qui m’empêche totalement de finir le jeu, de finir la quête en cours. Je l’ai expliqué dans les commentaires de l’article que je viens de donner. C’est vraiment lamentable, frustrant, pourri, ça m’a mis en gros camion comme on dit. Mais bon. Quand j’en aurai fini avec Skyrim, je vais probablement recommencer ce jeu du Seigneur des Anneaux, en priant pour ne pas retomber sur ce bogue. Car j’adore le Seigneur des Anneaux; je ne sais pas si j’en ai parlé ici mais ceux qui me connaissent un peu sont sans doute au courant.
Voilà, je crois que ça fait le tour à présent. Je n’ai plus rien à dire. Vraiment. C’est fini. Pas besoin de lire plus loin, j’ai terminé.
(J’ai pris la résolution d’essayer de bloguer plus souvent en 2012.)
December 7th, 2011
Je me suis souvenu aujourd’hui que j’avais un blogue. Je me demande qui le suit encore. En général, quand on écrit seulement 4 billets en une année, c’est pas facile de fidéliser les gens. Je m’exprime de plus en plus par Twitter; incroyable considérant que deux jours avant de m’y inscrire je trouvais que c’était le site le plus inutile du monde; et je suis devenu accro. J’y ai connu des gens extraordinaires et super intéressants, et ça me permet de garder un œil sur l’actualité et sur ce qui se passe dans le monde, de découvrir de nouveaux projets et des sites, mais aussi sur les niaiseries qui circulent à gauche, à droite.
Mais aussi je blogue moins car j’ai d’autres projets personnels qui me prennent tout mon temps. J’écris beaucoup, j’écris sans cesse et je ne suis jamais satisfait de ce que j’écris, donc je réécris tout, et je recommence autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que je sois satisfait.
Autrement dit, ça avance lentement, mais sûrement.
Cette année, j’ai renoué avec les jeux vidéo, occupation que j’avais abandonnée au cours de mon adolescence. Même si je continuais de m’informer sur ce qui se passait dans le monde du jeu vidéo, je ne jouais jamais, ou très rarement, à de vieux jeux qui ont bercé mon enfance. Depuis le début de l’été, ça a beaucoup changé. Je suis retombé dans le jeu vidéo comme Obélix dans la potion magique (expression courtoisie de Lyne Bouthillette) avec l’acquisition d’une Playstation 3. C’était naturel, selon moi, puisque j’ai eu la première et la deuxième. J’ai aussi une Wii, mais ça, on en reparlera plus tard.
Le jeu qui m’a fait replonger dans cet univers est Dragon Age: Origins. Je suis tombé en amour avec cette série et cet univers, j’ai passé le jeu 2 fois (plus ou moins 50 heures chaque fois). Je trouve l’histoire prenante et épique. Il y a ça que certains jeux vidéo ont encore plus de profondeur que les plus gros succès d’Hollywood. Dragon Age a été pour moi une révélation et une source d’inspiration incroyable. C’est le jeu qui m’a fait retomber en amour avec le jeu.
Ensuite il y a eu Dragon Age II. Les critiques étaient moins bonnes sur lui mais je l’ai quand même trouvé super bon, même s’il est de loin inférieur au premier. J’ai trouvé ça stupide par contre de faire en sorte que pratiquement tous les donjons étaient pareils et que les décors extérieurs étaient très semblables, et j’ai moins aimé le fait que l’action ne se déroule que dans une ville et ses alentours (dans le premier, on parcourait tout un pays). J’ai quand même vraiment aimé l’histoire, même si elle était moins épique, elle était aussi bien inspirante.
Maintenant dimanche dernier, le 4 décembre, il y a eu en direct sur le web la diffusion d’un émission animée par Maxime Tremblay du site de l’Épée légendaire et de Jouez, avec des invités de partout des internets au Québec, pour discuter sur quel jeu était selon eux le jeu de l’année. Certes j’ai joué à beaucoup moins de jeux que tous ces gens, mais j’ai quand même pu me faire mon opinion, contrairement à l’an dernier où la plupart des jeux dont on parlait en fin d’année m’étaient inconnus.
Mon jeu de l’année aurait probablement été Dragon Age: Origins. Sauf qu’il est sorti en 2009. Et Dragon Age II n’était pas assez bon, selon moi, pour mériter ce titre.
En troisième position, j’ai mis Call of Duty: Modern Warfare 3. Le mode solo est bien court, quoique plein d’action, mais quand je joue à ce jeu, c’est toujours avec un ami, en coop. Jouer à deux à ce jeu est une expérience divertissante et incroyablement excitante. Que ce soit dans les opérations spéciales ou le mode survie, on essaie toujours d’obtenir les meilleurs scores dans les missions et il arrive qu’on y passe l’après-midi et parfois aussi toute la soirée, comme on le faisait il n’y a pas si longtemps avec Modern Warfare 2.
En deuxième j’ai mis The Legend of Zelda: Skyward Sword. Le seul jeu que j’ai trouvé intéressant qui est sorti sur la Wii ces dernières années, et probablement aussi le dernier. J’ai véritablement connu la série quand j’ai commencé Twilight Princess, que j’ai passé deux fois, suite de quoi j’ai acheté Ocarina of Time et Majora’s Mask sur la Wii Virtual Console, et je dois dire que j’adore cette série, bien que je ne sois pas un fan inconditionnel (je suis loin d’avoir touché aux autres jeux de la série). Skyward Sword apporte quelque chose de vraiment nouveau avec la Wii Motion+ et l’histoire tout aussi passionnante et merveilleuse m’a accroché depuis le début. Certains ont critiqué la Wii pour sa faible capacité à reproduire des beaux graphismes, mais pour moi ça n’a pas d’importance, car même s’il y a beaucoup d’« escaliers », le tout est quand même très joli.
La traduction française (québécoise) est un peu mauvaise par contre. J’ai vu des « Oupelaye » et des « Ayoye! »
Mais j’ai environ 30 heures de joué, donc je ne l’ai pas encore tout à fait fini.
En première position j’ai mis Deus Ex: Human Revolution. Ça n’a pas été difficile : le premier Dragon Age m’a fait capoter, et Deus Ex est le seul qui m’a encore plus fait capoter. C’est un jeu terriblement excitant et prenant; les heures filaient sans que je m’en rende compte et j’allais me coucher quand la nuit était déjà bien trop avancée. L’histoire nous oppose à nos convictions et nous force à faire de nombreux choix éthiques parfois très difficiles et à réfléchir sur le transhumanisme et la place que prendra les technologies dans notre avenir. C’est un jeu qu’on ne peut pas se permettre d’éviter, quant à moi.
Si vous n’avez pas écouté le podcast en question, vous pouvez le faire ici, et je vous conseille de le faire puisque c’est vraiment très intéressant. J’espère qu’ils vont recommencer l’an prochain… et j’ai hâte de voir Dragon Age III.
July 22nd, 2011
Je sais que je suis 3 mois en retard, mais moi je m’en fous; j’ai testé, ces derniers jours, la dernière version d’Ubuntu qui intègre une nouvelle interface, Unity, directement inspirée de celle de Mac OS. La ressemblance se situe notamment au niveau de la barre du haut et du “dock”, comme on dit en bon français; sauf que dans Ubuntu, celui-ci est à gauche de l’écran et non en bas. Je me rends compte que je préfère justement l’avoir sur la gauche, par contre il est regrettable de ne pas pouvoir la changer de place, car je suis sûr que des tas de gens auraient préféré qu’elle soit en bas de l’écran, comme c’est le cas sur les Mac. J’ai entendu dire que c’est temporaire et qu’il sera possible, un jour, de la déplacer. Elle agit à la fois comme barre de lancement et barre de tâches, comme celle de Windows 7. On dit aussi que Unity est plus adapté aux petits écrans, aux ultraportables, et peut-être aux tablettes? Car le menu Applications n’est plus du tout le même que celui qu’on avait avant. J’ai du mal à m’adapter à cet écran qui ressemble au menu d’une tablette, justement. Lorsqu’on choisit une catégorie, on a une liste des applications installées, de celles les plus souvent utilisées et de celles qui sont disponibles au téléchargement dans la logithèque d’Ubuntu, et je trouve cette interface bien sympathique. J’aurais préféré, par contre, avoir tout de suite la liste des applications installées au complet, au lieu de devoir descendre et cliquer sur « voir tous les résultats ». J’ai dû utiliser la fonction rechercher assez souvent au début.

Lorsque la fenêtre est en plein écran, la barre du haut se change en barre de titre, et les boutons de fermeture, de réduction et de rétablissement se retrouvent soudés à elle. Je trouve cette idée tellement géniale que je me demande pourquoi est-ce que je n’ai jamais vu ça avant. Ensuite, on remarque que certaines applications n’ont plus de barre de menus, car celle-ci est soudée avec la barre du haut, exactement comme Mac OS; la différence est que pour faire apparaître le menu, il faut passer la souris dessus. L’idée peut être bonne, parce qu’ainsi, on a 3 barres en une seule; 2 barres en moins sur l’écran, c’est toujours de l’espace gagné.
Mais personnellement, je trouve que c’est une mauvaise idée. Peut-être que ça copie trop le Mac; mais s’il y a une chose chez les Mac qu’il ne faut pas copier, c’est très précisément ce comportement-ci. Je n’ai pas compté combien de fois j’ai cliqué sur un menu pour me rendre compte que ce n’était pas la bonne fenêtre; ensuite je devais déplacer ma souris pour sélectionner l’autre fenêtre puis retourner en haut de l’écran pour rouvrir le bon menu. Je suis incapable de m’adapter à ça, mais heureusement pour moi, j’ai trouvé un moyen pour revenir comme avant : il suffit de supprimer le paquet indicator-appmenu et le tour est joué.


Par contre, en mode plein écran comme sur la deuxième photo, même en supprimant le paquet, le titre de la barre du haut continue de disparaître comme pour laisser place aux menus qui n’apparaissent plus lorsqu’elle est survolée par la souris. C’est stupide, mais ça m’agace.
La barre continue aussi d’afficher le titre de la fenêtre au premier plan, ce qui devient complètement inutile la seconde où on remet les menus dans leurs fenêtres respectives; même si une fenêtre est déjà plein écran. Cela veut dire que même si mon fureteur est en plein écran, comme dans la deuxième photo, il doit également être au premier plan, sinon, les boutons pour le fermer, le réduire ou le rétablir disparaissent au profit du titre de la fenêtre au-dessus. Exemple :
Ici, j’ai Opera en plein écran, comme dans l’image de tantôt, mais j’ai également une fenêtre de Nautilus ouverte par-dessus. Même si les menus et les boutons de la fenêtre sont toujours situés sur celle-ci, la barre du haut devient inutile et si je veux réduire la fenêtre d’Opera, je dois cliquer dessus de nouveau pour voir les boutons. Comment j’aurais préféré que cela fonctionne, c’est que la fenêtre en plein écran (celle qui est au-dessus, si jamais il y en a plusieurs) garde le « contrôle » sur cette barre, ainsi ce serait parfait.
Voici à quoi je voudrais que ça ressemble (trucage merdique réalisé avec Gimp) :

Voilà; dans l’ensemble j’aime bien cette nouvelle interface, mais je n’ai pas été séduit. C’est certain que c’est juste la première version qui l’intègre et il reste des améliorations à faire. Si jamais les choses dont j’ai parlé ici deviennent exactement comme je le veux dans Ubuntu 11.10, ce sera bon pour moi. (Rooh j’ai l’impression d’être un client difficile.)
Bon une dernière image. Je suis fier de moi, j’ai réussi à faire mon premier script Shell.

March 13th, 2011
Cher journal, désolé pour le manque de mises à jour que tu as connu ces derniers temps. Je ne te garantis pas que cela n’arrivera plus. En effet, soit je ne sais pas sur quoi écrire, soit je n’y pense pas, soit je n’ai pas le temps. Mais cette dernière excuse n’est pas très crédible puisque je passe le plus clair de mon à ne rien faire, en dehors de l’écriture et de la lecture.
Mais surtout la lecture. Ces derniers mois, j’ai accumulé beaucoup de livres à lire dans ma liste de choses à faire, mais j’ai plusieurs problèmes : je lis lentement, je suis difficile, j’ai peu de moyens et je suis très procrastinateur.
Je suis passé à travers la série des Chevaliers d’Émeraude et j’attends avec impatience la sortie du 3e tome des Héritiers d’Enkidiev en avril. Ça m’a quand même pris un an lire ce à quoi mes proches ont consacré quelques semaines, quelques mois à la limite.
J’ai commencé à lire le Seigneur des Anneaux, mais ça faisait des années qu’il traînait dans ma chambre et que je disais que j’allais le faire. J’ai commencé le premier tome il y a quelques mois… et je ne l’ai toujours pas terminé.
J’ai aussi commencé la lecture du Roman de Renart. Même chose : j’avais prévu de le lire il y a des années, mais je ne m’étais jamais décidé. Ici le plus gros problème, c’est que l’œuvre est âgée de quelques centaines d’années et est écrite en ancien français et que la traduction en français moderne se fait sur Internet et semble loin d’être achevée. J’ai entendu parler d’une traduction en anglais complète, mais j’ai jusque-là été trop paresseux pour faire des recherches.
Les livres que nous devons lire à l’école sont d’une nullité déconcertante, à l’exception de quelques-uns, dont un que j’ai lu en anglais, sauf que celui-ci, c’est moi qui l’ai choisi : The Hollow Tree. Je l’ai un peu choisi au hasard, mais c’était plutôt bon en fait.
Voici une liste des livres que j’ai l’intention de lire, laquelle n’est sans doute pas exhaustive puisqu’elle s’allonge et que j’en oublie toujours des morceaux :
- Redwall ou « Rougemuraille » en français. Peu importe la langue dans laquelle j’aurai la chance de la lire; l’envie est trop pressante. C’est une série écrite par Brian Jacques qui est décédé en février, ce qui est extrêmement dommage puisqu’il travaillait alors sur le dernier tome. Elle a inspiré un dessin animé qui a bercé mon enfance et grandement nourri mes rêves.
- Les Chroniques de Narnia. J’adore les films, alors je veux lire les livres, qui sont toujours meilleurs.
- Le Donjon de Naheulbeuk. Parce que je suivais religieusement les épisodes en MP3 à l’époque et que depuis que l’auteur a annoncé qu’il sortirait la suite en romans, il y a trois ou quatre ans, je me suis juré de les lire.
- Amos Daragon. Sans raison particulière; j’en ai entendu parler en bien.
- L’Épée de Vérité. J’en ai entendu beaucoup de bien autour de moi. Je sais qu’il y a une série, j’en ai regardé un épisode mais je n’ai absolument rien compris, mais c’est normal : c’est ce qui arrive quand on découvre une série en plein milieu de l’histoire.
- Le Talisman de Nergal. Nous avons lu le premier tome l’an dernier à l’école, et j’ai trouvé l’histoire vraiment captivante.
- L’Héritage. Là aussi sans raison particulière, si ce n’est que je suis tombé sur le premier film totalement par hasard et que j’ai trouvé ça plutôt bien.
Pendant que j’écris tout ça, je me rends compte d’une chose : mon penchant pour la fantaisie est bien prononcé, à un point tel où j’ai l’air de vouloir ne me limiter qu’à elle; mais en fait, et pour une raison que j’ignore, c’est le seul genre qui réussisse à m’intéresser, ça et la science-fiction. Malheureusement pour cette dernière, je ne connais pas de livres qui entre dans cette catégorie. Le choix semble être moins large, mais je dois sans doute chercher au mauvais endroit. À suivre, donc!
February 6th, 2011
Si j’étais Dieu, j’aurais créé les humains bien différemment. Qu’a à envier le corps humain comparativement à celui des autres animaux?
Si j’étais Dieu, je crois que j’aurais donné aux humains des ailes. Ça serait tellement plus pratique : nous n’aurions plus besoin de nous déplacer en avion, ni même en voiture car nous pourrions passer par-dessus les nombreux et gigantesques rochers difformes du bouclier canadien, sans plus avoir à serpenter entre les montagnes et frôler l’accident à chaque virage un peu trop serré lorsque la route est glissante et de cette façon, sauver beaucoup de temps.
Nous serions parfaitement libres d’aller là où nous le souhaitons, sans qu’aucun obstacle ne se dresse sur notre route, hormis l’air qui viendrait caresser notre visage et nous soulager durant les dures journées d’été.
Nous n’aurions pas besoin de voitures pour nous déplacer, donc plus besoin d’en acheter une, ni de payer pour l’essence, ni d’apprendre à les conduire ; nous n’aurions pas non plus besoin de prendre l’avion. D’ailleurs, ces moyens de transport n’auraient sans doute jamais existé, car nous n’aurions sans doute jamais vu quelque besoin que ce soit à combler par l’invention de telles machines.
Mais à quoi auraient alors ressemblé ces ailes humaines? Impossible qu’elles ressemblent à celles des oiseaux, car nous n’aurions plus de bras.
Peut-être à celles des chauves-souris, qui sont la seule espèce de mammifères en possédant. Cependant, elles présentent des inconvénients considérables qui les rendent inadaptées à notre mode de vie. Privés de nos doigts qui feraient partie intégrante des ailes, nous ne pourrions plus manipuler les objets auxquels nous sommes habitués. Impossible de tenir un crayon dans ses mains, ou quelque autre objet qui nécessite une certaine agilité propre aux mains humaines à manier. Elles auraient par contre l’avantage de nous permettre de nous agripper à certaines surfaces verticales grâce à nos griffes, mais oublions l’espoir de nous accrocher au plafond : notre poids nous entraînerait inévitablement vers le sol.
Il existe une autre solution cependant, ce serait des ailes semblables à celles des oiseaux mais dont la base se situerait dans le dos et non sur les côtés comme sur les oiseaux ; des ailes d’anges. Majestueuses et puissantes, celles-ci nous permettraient de parcourir de longues distances sans nous épuiser aussi rapidement que nous le serions à battre des bras comme les chauves-souris et ainsi, comme pour les oiseaux, elles nous permettraient de planer et de nous laisser tranquillement porter par le vent lorsque nous nous essoufflerions.
Par contre, leur beauté et leur force ont le coût qu’elles sont grandes et prennent beaucoup de place. Qu’importe! Je me plais à penser que si l’Homme avait évolué avec de pareilles ailes, il aurait facilement vécu avec ce problème qui n’en serait alors pas un. De plus, il n’y a aucune raison qu’elles soient déployées en permanence.
Et pour les vêtements, comment ferions-nous? Ah là, il s’agit d’un vrai problème! Peut-être n’en porterions-nous tout simplement pas, ou du moins pas comme aujourd’hui ; après tout, il s’agit d’un monde idéal où les gens auraient une toute autre perception de la pudeur et de la décence. Ainsi dans un monde où il serait impossible pour nous de porter quelconque vêtement sur le dos, nous ne nous exciterions sûrement pas autant à la simple vue des parties « intimes », si j’ose dire, de la femme ou de l’homme.
Mais bon, je m’écarte du sujet.
S’il serait, je l’imagine, possible de se recouvrir grâce à nos ailes lorsque nous sommes au sol, il serait par contre difficilement supportable de voler sur de longues distances en hiver, à -20°C, sans une petite laine. Alors là oui, je crois qu’il serait facile de concevoir un vêtement suffisamment chaud qui soit adapté à ce corps comportant, par exemple, des espaces dans le dos pour y faire passer les ailes sans que cela soit trop inconfortable. Comment l’enfiler? Une fermeture éclair ferait l’affaire, je crois.
Évidemment nous pouvons être certains que dans un monde où nous aurions des ailes, celles-ci seraient soumis à des normes de beauté de la même façon que le sont nos cheveux et notre visage. Les gens jugeraient certainement les autres selon leur apparence, la propreté et l’allure de leurs ailes, aussi seraient-ils plus attirés par une personne selon la forme de ses ailes.
Il y en aurait de plusieurs couleurs, probablement la même que celle des cheveux et des autres poils : blanches, blondes, brunes, noires ou rousses. Certains excentriques se les teindraient certainement à l’occasion de concours, de défilés ou quelque autre chose mettant en valeur l’apparence physique, ou bien simplement pour se faire remarquer. Nous pourrions même voir des ailes bleues et blanches à l’occasion des fêtes de la St-Jean, j’en suis certain.
Et comment ces ailes pousseraient-elles? Les aurions-nous à la naissance ou apparaîtraient-elles à la puberté, comme c’est le cas pour les Fées?
Sur toutes les années durant lesquelles l’Homme a évolué, je ne peux pas croire que les choses eussent pu se passer de la même façon s’il avait eu des ailes. Quelles décisions, aient-elles été anodines ou marquantes pour l’histoire de l’humanité, auraient été prises ou ne l’auraient pas été si les gens avaient eu des ailes? Aurions-nous Internet qui me permet de poser toutes ces questions? Aurions-nous l’électricité? L’activité humaine aurait-elle été plus ou moins dommageable pour l’environnement?
Les Européens auraient-ils découvert l’Amérique? Ou aurait-elle déjà été découverte? Peut-être l’auraient-ils découverte depuis bien longtemps, ou peut-être l’auraient-ils découverte sans s’en rendre compte.
Connaîtrions-nous les religions comme maintenant? Elles seraient sûrement très différentes de celles que nous connaissons.
Mais si nous, nous aimerions avoir des ailes… si nous en avions eu, aurions-nous préféré ne pas en avoir?